Des lobbies proposent de supprimer le conseiller scientifique à la commission européenne

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Un ensemble de groupes de pression a écrit une lettre ouverte à Jean-Claude Juncker, président élu de la commission européenne, pour lui demander de supprimer le poste de conseiller scientifique (Chief Scientific Advisor to the President of the European Commission).

Les problèmes ?

  • D’autres groupes, aux intérêts opposés, soutiennent ce poste.
  • Le poste concentrerait trop de pouvoir sur une personne.
  • Les conseils et le mode opératoire du conseiller est insuffisamment transparent.
  • Le conseiller a donné des avis basés sur la litérature scientifique qui vont en sens contraire de ce que ces groupes de pression veulent entendre.

Il est clair que cette demande est inacceptable pour moi en tant que scientifique, et heureusement une organisation, Sense about science, a réagi rapidement avec une lettre ouverte très claire.

Il me paraît évident que la plupart des points cités ci-dessus sont des excuses, et que ce qui gène ces groupes c’est que le conseiller scientifique donne des avis basés sur la litérature scientifique, et non sur leurs intérêts partisans. Sinon ils demanderaient juste de légères modifications dans le fonctionnement du poste. Mais voilà, la science ça refuse de tenir une ligne idéologique ou économique cohérente, mais ça décrit le monde tel qu’il est, et ça visiblement ça gène.

Bas les masques : les signataires de cette lettre sont anti-science.

La lettre ouverte demandant de supprimer le poste :

The position of Chief Scientific Advisor to the President of the European Commission

La lettre ouverte de scientifiques demandant le maintien du poste :

Scientific scrutiny in Europe is essential

(Mise à jour : dans un commentaire, Enro nous signale que l’organisation Sense about science ayant organisé cette deuxième lettre est assez suspecte et politisée. Ach so.)

Il y aurait beaucoup à écrire sur le sujet, mais je n’ai pas le temps. Si vous commentez, merci de noter que j’ai des centaines de spams, et pas le temps de les regarder, alors contactez-moi par Twitter si votre commentaire n’apparaît pas au bout de 24h.

Mise à jour : pour le contexte, voir notamment l’excellent billet sur les « marchands de doute » d’Alexandre Moati.

Suite et éclaircissements dans un billet suivant.

Mise à jour de novembre : le poste a bien été supprimé.

21 réponses à “Des lobbies proposent de supprimer le conseiller scientifique à la commission européenne

  1. ils demandent simplement que les avis soient donnés par plusieurs instances indépendantes et non par 1 seule personne. Pas vraiment d’ « anti-science » là dedans je trouve.

    « We hope that you as the incoming Commission President will decide not to nominate a chief scientific adviser and that instead the Commission will take its advice from a variety of independent, multi-disciplinary sources, with a focus on the public interest. »

    • J’aimerais y croire, mais je ne partage pas votre analyse. Cela semble bien être la technique classique de semer le doute, toujours dire qu’il y a débat, comme utilisé pour le changement climatique, le tabac, etc etc. Le mot-clé « indépendant » est d’aileurs utilisé de manière biaisé par beaucoup de ces organisations, voulant dire des organisations partisanes comme le CRIIGEN, « indépendants » des entreprises et des gouvernements (donc ne pas faire confiance aux universitaires).

      Typique de cette approche, ils citent une lettre de « scientifiques qui disent qu’il y a une diversité d’opinions ». On trouve de telles lettres contre le changement climatique, pour le créationisme, etc. On a typiquement quelques centaines de signatures (il y a des centaines de millieurs de scientifiques en exercice), la plupart hors du domaine, à la retraite, voire pas vraiment des scientifiques. Ici on a 297 signatures de « scientists, physicians [médecins], academics, and experts from disciplines relevant to the scientific, legal, social and safety assessment aspects ».

      Je pense que la motivation principale de cette lettre c’est qu’un vrai scientifique voit bien la différence entre la pseudo-science du CRIIGEN et de la vraie recherche scientifique, alors que pour des politiciens la différence n’est pas claire, donc il vont penser qu’il y a bien deux cotés.

      Ca me paraît exactement pareil à ce que demandent d’autres lobbies pour le climat, et il n’y a pas si longtemps pour le tabac.

      Toute personne qui soutien cette lettre doit se demander ce qu’il en penserait si exactement le même texte était signé par Total, Shell etc, et citait l’exemple du changement climatique à la place des OGM.

      Un excellent billet sur les techniques du doute :

      http://www.scilogs.fr/alterscience/ote-moi-dun-doute/

      • C’est vrai que « j’aimerais y croire », principalement par la présence de CEO comme co-signataire de cette lettre. CEO milite avant tout à la transparence des institutions européennes, quel que soit le sujet (OGM, transports, économie, santé, domaines culturels…). Ils n’ont pas d’obsession particulière à propos des OGM. Ils ont une mission d’information principalement (ce qui ne les empêche pas de mener des actions ponctuelles de lobbying, comme ici, avec d’autres organisations).
        Certains travaux de CEO publiés au cours des 15 dernières années sont remarquables (« Europe Inc.: Regional and Global Restructuring and the Rise of Corporate Power », « Bursting the Brussels Bubble », « Reclaiming Public Water: Achievements, Struggles and Visions from Around the World »…), par leur présence, oui, « j’aimerais y croire ». 🙂

        Pour le moment, Wait & See comme dit !

        • Bonjour,

          merci de relayer notre lettre. Beaucoup de choses à dire sur cette question. Je suis bien d’accord pour dire que mentionner uniquement la question des plantes GM comme exemple était une erreur, ne serait-ce qu’à cause du caractère extrêmement sensible de la question: le résultat est que les pro-PGM ont sauté sur l’occasion de nous accuser d’être « anti-science », une ligne d’attaque récurrente de leur part à l’encontre des mouvements environnementalistes, alors que le propos de la lettre est précisément de demander que tout conseil scientifique donné au Président de la Commission suive les exigences de l’évaluation scientifique destinée à la réglementation: transparence des avis donnés et des données utilisées, état des lieux des débats et des contradictions (donc aussi des positions minoritaires), multi-disciplinarité. Impossible pour une seule personne de remplir de telles conditions, et cette impossibilité la rend précisément très manipulable par les lobbyistes de tout poil (et elle l’a été, et ce n’est pas pour rien que le lobby de la chimie notamment fait pression tant qu’il peut pour élargir les attributions du poste). D’où notre demande de supprimer le poste (la Commission a déjà des centaines de fonctionnaires et d’experts en charge de ces questions) ou, s’il était vu comme nécessaire de maintenir une fonction de conseil scientifique spécifique auprès du président de la Commission, de créer une structure satisfaisant aux conditions ci-dessus. Et certainement pas, comme l’indique un commentateur plus loin, de nommer des lobbyistes ou nous-mêmes à la place!!!

          J’ajoute cependant que le point du billet rapportant que
          « Le conseiller a donné des avis basés sur la litérature scientifique qui vont en sens contraire de ce que ces groupes de pression veulent entendre. »
          est inexact. Les déclarations de Mme Glover sur la question des PGM sont des opinions personnelles (que nous ne partageons pas en effet) données aux médias lors d’entretiens: ses avis à Barroso (au nombre de « deux ou trois » en deux ans, nous a-t-elle dit) sont confidentiels… ce qui n’est pas acceptable pour quelqu’un dont le mandat est de conseiller un décideur politique de premier plan sur l' »ensemble des questions liées à la science, la technologie et l’innovation ». Pensez que le GIEC rassemble des centaines de scientifiques sur une seule question!!!

          • Wackes Seppi

            Qui croyez-vous convaincre avec votre lettre et votre gloubiboulga de commentaire, à part les membres de l’Église de Scientophobie ?

            Les choses sont parfaitement claires : un conglomérat d’« organisations » – non, un cartel structurellement et financièrement liées – intime à M. Juncker le voeu pressant, sinon l’ordre, de supprimer le poste de conseillère scientifique principale parce que son titulaire sous la présidence Barroso, Mme Anne Glover, a pris des positions en public qui déplaisaient audit cartel, notamment sur les OGM. Pour les conseils qu’elle a donnés, on ne sait pas trop… comme chacun sait, M. Barroso ne s’est pas beaucoup « mouillé », ce que l’on peut bien comprendre vu l’atmosphère délétère de démagogie et de populisme qui règne en Europe, y compris sous l’influence du cartel.

            Venons-en à la lettre.

            Vous prétendez que le rôle du conseiller scientifique principal est de « fournir, à la demande du président, des conseils d’expert indépendant sur toute question liée à la science, à la technologie ou à l’innovation ». Ce n’est que le premier point de sa description de poste.

            Vous prétendez ensuite que des « business lobbies » demandent à M. Juncker de maintenir le poste, « et même » de renforcer le rôle de son titulaire dans l’établissement des politiques. Il se trouve que la seule référence dont vous disposez est une lettre, du 6 mai 2014, de BusinessEurope à M. Barroso, pas M. Juncker… lequel Juncker décidera comment il organisera son Cabinet. De plus, il est extraordinairement contestable de qualifier BusinessEurope de « lobby », sauf à ce que vous acceptiez de vous présenter aussi comme un « lobby » ; à la différence toutefois que BusinessEurope promeut de réels intérêts économiques et sociaux, en partie dans le cadre d’une concertation institutionnalisée, alors que vous ne représentez que vous-même, vos commanditaires et vos alliés. « Et même » ? Comme si les suggestions de BusinessEurope – qu’on peut aimer ou pas – avaient un caractère sournois et maléfique.

            Les lecteurs de cet excellent blog pourront lire la lettre de BusinessEurope à :

            http://www.businesseurope.eu/Content/Default.asp?PageID=568&DocID=33005

            Le poste serait « fondamentalement problématique » parce qu’il concentre trop d’influence dans une seule personne » ? Vous ne vous attaquez pourtant pas aux postes similaires ! Que penser, sur un autre registre, des avocats généraux ? Ah non! Ils ne traitent qu’exceptionnellement des affaires qui touchent au fond de commerce du cartel.

            Il y aurait aussi un travail de sape de « la recherche scientifique et l’évaluation en profondeur… » ? Pouvez-vous expliquer comment se fait-ce ?

            Le rôle de conseiller scientifique principal aurait été « unaccountable » et « intransparent » ? Est-ce parce que vous pensez – en tant membre d’un cartel scientophobe – que son titulaire doit rendre des comptes détaillés à votre cartel ? Que ce rôle ait été controversé ne fait guère de doute : il n’a pas plu à votre cartel !

            Vous n’avez pas pu obtenir de renseignements sur les avis que le président Barroso a demandés à Mme Glover, et encore moins sur les avis qu’elle a donnés ? Je crois que vous devriez aussi demander d’avoir un observateur dans la chambre à coucher de M. Juncker…

    • Ah merci, je ne connaissais pas cette organisation, j’ai juste vu qu’ils avaient réagi. J’ajoute une note dans le billet.

      Malheureusement, comme dans l’affaire Séralini, quand les uns utilisent de mauvais arguments, les autres ont beau jeu de les coincer, même quand les autres ne sont pas sans reproche.

      • Wow! Un peu excessif tout ca, tout particulierement de la part de Matt. Le fait que des personnes participant a Sense About Science aient des opinions plutot discutables sur des sujets non scientifiques, et aient eu des liens par le passe avec des organisations d’extremes gauche n’affecte pas la pertinence de l’action scientifique de l’organisation (si c’etait le cas, il faudrait dissoudre l’education nationale francaise et la plupart des universite du pays).

        Sense About Science n’est absolument pas une organisation ecran. C’est un lobby qui promeut la recherche scientifique et l’utilisation de ses resultats pour ameliorer la societe. Comme Enro l’ecrit, elle a ete creee pour « rallier de nombreux scientifiques qui déplorent aujourd’hui la soi-disant montée des mouvements anti-science ». Le ton d’Enro montre d’ailleurs a quel point il est neutre.

        Pour plus de details sur les personnel de Sense About Science voir:
        http://www.senseaboutscience.org/pages/people.html

        et en particulier
        http://www.senseaboutscience.org/pages/board-of-trustees.html
        et
        http://www.senseaboutscience.org/pages/advisory-council.html

  2. Ping : Des lobbies proposent de supprimer le conseille...

  3. Je ne comprends pas comment vous pouvez juger de manière aussi rapide (et légère) la démarche de ces associations environnementales et pourquoi vous les assimilez à des « lobbies » qui ont des intérêts à défendre. J’ai lu leur lettre et je trouve leur argumentation très pertinente – elle rejoint d’ailleurs celle de Jean-Pierre Bourguignon, président du Conseil européen de la recherche qui joue un rôle très important dans la politique scientifique européenne.
    Par ailleurs, je ne vois pas ce que votre opinion mal avisée du Criigen vient faire dans cette discussion. Ce groupe de recherche mène des recherches très importantes et intéressantes pour la santé publique, indépendamment des véritables lobbies que sont les entreprises agroalimentaires-biochimiques!

    • Jean-Pierre Bourguignon demande la suppression du poste de conseiller scientifique ? J’ai besoin d’une citation, là. Je ne trouve rien en cherchant internet, et ça me paraît très invraisemblable. J’ai trouvé ceci
      http://europa.eu/rapid/press-release_MEMO-14-435_en.htm
      qui parait indiquer qu’ils travaillent ensemble
      (et Euroscience demande le maintien du poste http://t.co/BWA2c5jLmD)

      Le CRIIGEN fait de la pseudo-science et de la propagande. Ils ne sont pas indépendants, mais sont gérés par des politiciens et financés par des entreprises (y compris Carrefour et Auchan). Ils continuent à défendre les études de Séralini et al qui ne montrent absolument rien, et ne le pourraient pas. Je n’ai pas le temps de repartir là-dessus ici, voyez par exemple http://danslestesticulesdedarwin.blogspot.ch/2014/02/lissenko-nest-pas-mort.html. Vous pouvez faire une recherche « Seralini » dans le cafe-sciences (je vous préviens, pas mal des résultats seront de mon blog, mais pas tous).

      Des organisations qui ont des objectifs et font pression pour que ces objectifs soient réalisés par la commission sont des lobbies.

      Je suis désolé, mais demander la suppression du poste de conseiller scientifique, c’est très difficile à interpréter autrement que comme une attitude anti-scientifique. Là-dessus, je maintiens et signe.

      • Wackes Seppi

        « Le CRIIGEN fait de la pseudo-science… » ?

        Soyez gentil ! Rappelez-moi où sont les laboratoires du CRIIGEN, SVP.

    • Wackes Seppi

      « Je ne comprends pas comment vous pouvez juger de manière aussi rapide (et légère) la démarche de ces associations environnementales et pourquoi vous les assimilez à des « lobbies » qui ont des intérêts à défendre. »

      Tiens, pourquoi ne pas répondre du haut de mon expérience de veille.

      Procédons dans l’ordre.

      .

      Des associations ?

      Le Corporate Europe Observatory (CEO) est une fondation de droit néerlandais, une stichting, avec des bureaux à Bruxelles. Le statut de stichting fournit quelques confortables avantages fiscaux… On a beau prôner la transparence et l’honnêteté… c’est pour les autres…

      Greenpeace European Unit est sauf erreur une AsBL, de droit belge. C’est surtout une succursale à 100 % de Greenpeace, laquelle est aussi une stichting. Sur le site du Registre de transparence de l’Union européenne, GEU revendique trois millions de membres individuels. C’est évidemment faux. C’est zéro ! Idem (sauf erreur) pour la stichting ! Idem (sauf erreur) pour Greenpeace France : on peut devenir bénévole ou contributeur… il n’y a nulle part de bulletin d’adhésion proprement dit.

      Testbiotech est un diverticule de Greenpeace. C’est une association de droit allemand dont les membres se limitent, semble-t-il, à ses employés.

      Pesticide Action Network Europe est une AsBL regroupant 33 entités nationales, dont Générations Futures, la petite entreprise de M. François Veillerette, qui n’a commencé à recruter (plutôt mollement) des membres actifs qu’à partir du moment où le nombre de membres est devenu un critère de représentativité en France.

      GMWatch se dit « organisation indépendante » et a tous les airs d’une petite entreprise de communication servant les intérêts de ses financeurs, dont les Amis de la Terre et la Soil Association, l’entité britannique de promotion de l’agriculture biologique. Earth Open Source est du même acabit. Claire Robinson a signé pour les deux. Et pour cause : vous la voyez de pile, c’est GMWatch, vous la voyez de face, c’est Earth Open Source (ou inversement). Et si vous la voyez de travers c’est GMOSeralini…

      .

      Environnementales ?

      Pour certaines, l’environnement est une couverture.

      .

      Des « lobbies » ?

      Ben oui !

      Certaines ont pour mission spécifique d’influencer la politique européenne. Dans leur jargon, ça s’appelle du « lobbying » s’agissant des entités qu’elles se sont désignées comme « ennemies ». D’autres font du « lobbying » à plus large échelle.

      Sur un budget de quelque 675.000 €, le CEO dit dépenser entre 200.000 et 250.000 € pour des « interest representation activities ».

      On n’entre plus au Parlement européen comme dans un moulin. Il faut une accréditation. Le CEO en a cinq. D’autres membres du personnel font du lobbying.

      .

      « … des intérêts à défendre » ?

      À votre avis, quand le CEO s’investit pour l’interdiction de la culture des OGM en Europe, que font-ils ? Répondre à leur mission (autoproclamée, la « mission ») d’exposer le poids du lobbying des entreprises et de leurs organisations ?

  4. Le contenu de la lettre est clair: Anne Glover (l’actuelle conseillère) a déplu par ses positions sur les OGMs. Il n’y a aucun autre fait avéré dans cette lettre. Ils disent par exemple qu’elle a été très présente dans les média, mais vu de France, ça paraît juste risible: je crois n’avoir jamais vu son nom cité dans un média français. C’est juste la continuation des accusations diffamatoires de Corinne Lepage à son encontre.

    Les 3 adjectifs pour la dénoncer («unaccountable, intransparent and controversial») peuvent être opposés à la plupart des gens du cabinet Barroso qui ne sont pas des politiques: on ne sait pas ce qu’ils ont donné comme conseil, ce qu’on leur a demandé et, certainement, des groupes auraient souhaité une autre coloration à cette Commission! Simplement pour une seule raison: la personne qui est responsable, c’est Barroso; la seule obligation qu’il puisse avoir c’est de démontrer qu’il a embauché a priori des gens honnêtes (ce qui est fait via des déclarations d’intérêt).

    Sur le fait que les signataires veulent des avis venant de «independent, multi-disciplinary sources, with a focus on the public interest», c’est du volapuk pour dire « nous ». D’ailleurs, qu’un avis soit « indépendant » ne veut pas dire qu’il soit « impartial » ni fondé sur des faits. Mais dans le débat « vu à la TV », on a l’impression que c’est plus important d’être « indépendant » que d’être « impartial ».

  5. Un truc rigolo : j’ai regardé les tweets de @Greenpeace sur ces dernières semaines : rien là-dessus, mais beaucoup sur les Lego Shell. S’ils sont très fiers de demander la suppression du conseiller scientifique à la commission européenne, ça ne se voit pas trop.

    • La question n’est pas d’être «fier»: dans les actions de toute ONG, il y a des choses qui sont aptes à rassembler des foules et d’autres plus arides. Là, clairement, Greenpeace est dans un jeu d’influence institutionnel, pas vraiment le genre de chose qui suscite un enthousiasme débordant, y compris sans doute chez les militants!

      En même temps, cette lettre est le sujet des 3 derniers tweets de Greenpeace Europe, qui est sans doute à l’origine de la lettre. Les autres branches de Greenpeace n’ont sans doute pas joué de rôle direct, d’où peut-être la faiblesse du relais.

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  8. Quiconque prétend qu’un conseiller scientifique d’un gouvernement a « trop de pouvoir » perd du coup toute crédibilité.

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