Notes sur ma semaine en sciences 9 : de retour, avec un gouvernement américain fermé et un peu d’humour

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Les étudiants sont dans les amphis et les salles de TP, mes diapos sont en ligne, ma demande d’argent pour le labo est déposée, je vais essayer de recommencer à bloguer un peu.

  • Le gouvernement américain ferme, cela a de lourdes conséquences pour la recherche scientifique, qui n’est pas considérée comme « essentielle », et même pour de nombreuses fonctions technologiques et médicales : plus de nouvelles études cliniques, plus d’évaluations de médicaments, plus d’analyse sauf sommaire des données géologiques (espérons que pas de gros tremblement de terre), etc etc. Un bon bilan en anglais sur un blog néo-zélandais des conséquences pour le reste du monde ici. Des captures d’écran des sites web scientifiques plus ou moins fermés sur le blog de Jonathan Eisen. L’info en temps réel avec #scienceshutdown.
  • D’ailleurs cette fermeture montre la dépendance que nous avons tous envers les infrastructures scientifiques américaines. Le principal outil pour chercher des articles scientifiques en biologie et médecine, PubMed, est américain. Il y a une version européenne, EuropePMC, mais elle dépend de PubMed (et PubMedCentral) pour ses mise à jour. Faut qu’on se réveille. Pas que pour l’Europe, mais tout le monde, américains compris, a intérêt à ce que le système soit davantage redondant en cas de problèmes.
  • Excellent billet d’Alexandre Moati sur les formes du doute, de la vraie science au mensonge propagandier des companies de tabac.
  • Autre excellent bilet de Sham sur les négationistes du changement climatique (voir aussi sur Sciences2).
  • Un article provocateur affirme que les modifications que les humains font aux écosystèmes peuvent en fait augmenter la biodiversité. Vu le nombre d’espèces qu’on dégomme, j’ai des doutes, mais c’est une réflexion intéressante et argumentée.
  • J’ai retrouvé mon rapport bibliographique de master (DEA à l’époque), datant quand même de 1993, pour retrouver certaines références bibliographiques des années 1980. Le formatage et surtout les figures et équations sont un peu foireuses, because que c’est du MSWord et pas du LaTeX, mais en gros c’est lisible.
  • Je suis sur que vous vous demandez sur quoi porte ma demande d’argent. Bioinformatics search for adaptive evolution in vertebrate development. Ah-haa!
  • Rock’n’science lance une chaîne de blagues scientifiques. En voici une petite assez geek quand même. On demande à des scientifiques de démontrer que tous les nombres impairs sont premiers. Mathématicien : 1 est premier, 3 est premier, par induction tous les impairs sont premiers. Informaticien : 1 est premier, 3 est premier, 5 est premier, 7 est premier, Segmentation fault. Biologiste : 1 est un modèle pour étudier les nombres impairs ; il est premier, donc les nombres impairs sont premiers. Physicien : 1 est premier, 3 est premier, 5 est premier, 7 est premier, 9 est presque premier, 11 est premier…
  • Encore une toute petite ? Il y a 10 sortes de personnes, ceux qui savent compter en binaire et ceux qui ne savent pas.
  • Du vrai humour : un excellent article parodique : Cleavage of SuperPower protein determines the superpower in a tissue dependent manner.
  • Du vrai-faux humour : Mike Eisen attire notre attention en prétendant brièvement être l’auteur du terrible article sur des bactéries à l’arsenic, pour démonter une pseudo-étude visant à montrer que les journaux Open Access sont mauvais.

5 réponses à “Notes sur ma semaine en sciences 9 : de retour, avec un gouvernement américain fermé et un peu d’humour

  1. « Négationnistes » du changement climatiques…
    Je suis un sceptique de bonne fois, qui n’est pas sûr d’avoir raison, juste sceptique, pour des raisons qu’il juge solides et vous me traitez, avec une désinvolture incroyable, de « néo nazi »…
    Allez zou rayé de mes flux rss! Sham y reste, car, pout l’instant, bien que farouchement opposé au « climato-scepticisme » il ne m’a pas insulté.
    Les mots ont un sens, cher monsieur, si vous ne le savez pas, ne tenez pas de blog.

    • J’ai toujours eu un problème avec le terme « climato-sceptique », qui galvaude le scepticisme, lequel consiste à ne pas croire sans évidence, et non à nier l’évidence. Je connais le terme anglais « denialism », mais je ne lui connais pas de traduction.

      Ceci dit, les mots ont en sens, mais le déni de l’évidence a des conséquences autrement plus graves.

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  3. « Mal nommer les chose c’est ajouter à la misère du monde »
    Albert Camus

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