Chercheur et expatrié

immigrationLe Monde ayant lancé un appel à témoignage « Vous êtes chercheur et expatrié« , j’ai répondu en développant un peu ce que j’avais écrit il y a un moment sur le blog de Tom Roud:

Je suis professeur à Lausanne, après avoir été maître de conférences titularisé en France. Après un détachement aux Etats-Unis, j’ai voulu rentrer et démarrer une équipe dans un autre endroit que là d’où j’étais parti. Je me suis heurté à l’incompréhension de mes collègues, qui n’avaient pas le concept de jeune chef d’équipe, ni le concept d’arriver quelque part pour y créer un groupe. On m’a conseillé de candidater au CNRS, où on m’a fait comprendre que les postes n’étaient pas pour les maîtres de conférences, qui n’avaient qu’à rester chez eux. Et là d’où je venais, on m’a fait des promesses sans aucun suivi concret.

A coté de tout ça, à Lausanne on m’a proposé une offre claire : un poste de prof avec mon groupe à constituer, un financement de départ significatif, un enseignement raisonable et correspondant à mes compétences, et 4 ans pour me prouver et être titularisé sur critères clairs de publications et d’enseignement.

Je suis désolé de de dire que je ne regrette pas du tout mon choix. Chaque fois que je participe à un comité en France, je retrouve des collègues géniaux mais un système trop complexe et fermé.

2 réponses à “Chercheur et expatrié

  1. From France to Switzerland, is-it a really expatriation ?

    • The university and research system is very different, and I think that that is the point. People who chose or were forced to chose a different system.